Historique du Judo

Historique du Judo :


 

Au Japon :

 

Début du Judo « Voie de la souplesse »

 

Alors que le jujitsu tombait en désuétude, Maître Jigoro Kano lui donna une nouvelle orientation en supprimant son aspect guerrier pour en faire une méthode d’éducation physique et mentale. Il créa ainsi le Judo (« voie de la souplesse ») et fonda en 1882 le Kodokan.

 

Afin de préserver et transmettre les techniques, il codifia les Kata, véritables liens entre le jujitsu traditionnel et le judo moderne, parmi lesquels le Kime no Kata, le Koshiki no Kata, le Nage no Kata et le Katame no Kata.

 

En France :

 

Début du Judo, les pionniers du Judo

 

Arrivé en France, Moshe Feldenkrais fonde en 1929 le Jujitsu Club de France. Grâce à ses connaissances en physique et en biomécanique, il développe une méthode d’attaque et de défense fondée sur des principes scientifiques, contribuant ainsi à l’essor du judo en France.

 

Arrivée en France de Maître Mikinosuke KAWAISHI en 1935.

 

Mikonosuke Kawaishi débute au Jujitsu Club de France comme directeur technique et contribue fortement au développement du judo en France. En collaboration avec Moshe Feldenkrais, il met en place une méthode d’enseignement basée sur la numérotation des techniques, mieux adaptée au public occidental. Après un séjour en Royaume-Uni en 1936, il introduit également le système des ceintures de couleur, reconnu pour son efficacité pédagogique et sa capacité à motiver les pratiquants.

 

SES CRITÈRES D’ÉVOLUTION

 

La nomenclature par ceintures

 

De retour en France, Mikonosuke Kawaishi met en place le système des ceintures de couleur : blanche, jaune, orange, verte, bleue et marron. Cette progression est rapidement adoptée par les responsables du judo français. En 1939, il décerne la première ceinture noire française à Maurice Cottereau.

 

Le développement du Judo

 

L’essor du judo en France est renforcé par l’arrivée de Shozo Awazu, assistant de Kawaishi. En 1953, à la suite d’un voyage au Japon de Paul Bonnet-Maury, Haku Michigami rejoint la France et s’y installe durablement.

 

Évolution de l’enseignement technique et pédagogique

 

À partir des années 1950, les échanges entre la France et le Japon se multiplient. Malgré une certaine réticence des instances officielles et de Kawaishi, plusieurs enseignants contribuent à la diffusion de la méthode du Kodokan, notamment Jean Beaujean, Roger Duchesne et Minoru Mochizuki.

 

L’arrivée de Ichiro Abe à Toulouse en 1950, au sein du Shudokan fondé par Georges Lasserre et Robert Lasserre, marque un tournant majeur. Les enseignants français adoptent progressivement la méthode du Kodokan et créent l’Association du Judo Kodokan, favorisant son développement dans toute la France.